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Kinshasa, 01/06 (ACP) -Le gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), Jean-Claude Masangu, a déclaré au cours d’un point de presse tenue vendredi à Lubumbashi que l’injection des nouvelles coupures de 1 000, 5 000 et 10 000 Francs congolais se ferait en deux temps : le 2 et le 15 juillet et que la mise en circulation des pièces de monnaie de 50, 100 et 200 francs congolais pourraient intervenir d’ici 2013.
Le gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC) qui séjourne au Katanga dans le cadre de la campagne de sensibilisation de la population sur ces coupures a confirmé la mise en circulation de ces billets à partir du 2 juillet tout en évoquant les trois raisons majeures ayant milité pour leur ’injection sur le marché: la manipulation de grandes quantités des billets de banque sur le marché, l’aggravation de la « dollarisation » de l’économie congolaise, l’accroissement du coût de fabrication, d’importation et de distribution des billets de banque. M Masangu qui a invité les opérateurs économiques du Katanga « à réserver un accueil chaleureux à ces nouveaux billets » est aussi revenu sur la suspension pendant trois mois de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur certains produits, tels que le ciment gris et la farine de blé en soulignant que cette mesure permettra de lutter contre toute éventuelle hausse de prix sur le marché. Si pour la majorité de lushois, ces nouvelles coupures entraîneraient des conséquences fâcheuses sur le marché comme ce fut le cas avec les grosses coupures du Zaïre des années 90, qui avaient entrainé la flambée des prix sur le marché et à la création de plusieurs zones monétaires dans le pays, d’autres par contre estiment que l’injection de ces grosses coupures est une bonne chose, tout en redoutant la disparition de petites coupures: «Qu’on ne puisse pas négliger les petites coupures. Puisqu’ici à Lubumbashi, quand on lance les grosses coupures sur la marché, on a toujours l’habitude de mépriser les petites.», a lancé entendre une ménagère. La décision de la mise en en circulation des billets de 1 000, 5 000 et 10 000 FC au début du mois de juillet 2012, rappelle- t- on, avait été prise début juin par le gouvernement. , de mettre Le ministre délégué à la Primature en charge des Finances, Patrice Kitebi, avait alors assuré que toutes les dispositions étaient prises pour éviter une inflation sur le marché des biens et services, tout en soulignant que «Sur le plan strictement technique, il y a une condition essentielle : le volume global de la liquidité qui circule doit être en adéquation avec les besoins de l’économie » ACP/Fng. |