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(Par Jean-Marie Vianney LONGONYA OKUNGU DEMBE D’OTE)
A trois mois du 14ème Sommet de la Francophonie à Kinshasa, la participation du Président François Hollande dans la ville de l’ambiance africaine hante toujours quelques esprits. Nous avons déjà eu à donner notre opinion sur ce débat inutile. Qui distrait plus qu’il ne pose les vrais questions liées à la réalisation de cette grande messe des nations ayant en commun l’usage de la langue de Voltaire et ou de celles qui s’y intéressent. Comme tout hôte à l’approche d’une fête dans sa famille, Kinshasa dénombre la liste de ses amis et de ses invités souhaités. Entre ceux qui confirment et ceux qui s’excusent.
Au stade actuel, sauf acharnement intéressé de sabotage, le détail de ceux-ci (excusés) affiche encore vide tandis que le compte de ceux-là (les futurs présents) continue de s’allonger.Il en est ainsi de la récente confirmation de sa participation par le Premier ministre canadien, M. Stephen Harper dont les valises sont déjà prêtes. Et la liste est déjà plus qu’ouverte. En témoignent, toutes ces lettres gâtées d’intentions favorables et reçues par le Président de la République, Joseph Kabila Kabange, à l’occasion du 52ème anniversaire de notre indépendance.
Notamment, celles des présidents Barak Obama des Etats-Unis d’Amérique, François Hollande de France, Mohamed VI du Maroc, Alassane Dramane Ouattara de Côte d’ivoire et Jacob Zuma de l’Afrique du Sud, Depuis le week-end dernier à Addis-Abeba, la cause du Congo agressé a continué d’aligner des voix fortes qui la soutiennent dans la guerre que lui impose essentiellement le Rwanda voisin, selon des experts des services rd congolais, appuyés plus que clairement par ceux de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation du Congo (MONUSCO) et de Human Rights Watch.
En effet, dernièrement c’est l’Union Africaine qui, à travers la voix de son Président de la Commission, Jean Ping, s’est dite prête à contribuer à la constitution, dans les plus brefs délais, d’une force régionale de paix chargée de mettre un terme définitif aux agissements des groupes armés dans l’Est de la RDC. La même déclaration a été corroborée par les Chefs d’Etat membres de la Conférence Internationale des Grands Lacs (CIRGL) sur pied des propositions de leurs ministres des Affaires étrangères. La mise en place immédiate de cette force internationale neutre pour éradiquer le M23 et toute autre mouvement armé négatif à l’Est de notre pays, en dit assez sur la légitimité reconnue aux autorités rd congolaises actuelles dont le gouvernement s’affaire pour réussir le XIVème sommet de la Francophonie.
Beaucoup plus récemment, les travaux de la dernière Assemblée parlementaire de la Francophonie, tenue du 08 au 12 juillet passé à Bruxelles, ont vu élever des voix des présidents des assemblées nationales africaines favorables au déplacement à Kinshasa du nouveau Président français. Ce sont les cas de MM. Roch Marc Christian Kaboré du Burkina Faso, Guy-Nzouba-Ndama du Gabon et Hama Amadou du Niger qui estiment que le boycott de cette grande conférence-inter francophone par M. Hollande serait même un affront. Nous croyons qu’avec la venue à Kinshasa, mercredi en huit de Mme Yamina Benguigui, ministre déléguée française à la Francophonie et représentante personnelle du Président français à l’Organisation Internationale de la Francophonie(OIF), les derniers nuages continuent de se dissiper.
On se souviendra en effet, que Mme Benguingui avait déclaré le 09 juillet de cette même année, à l’issue de la rencontre entre M. Abdou Diouf et François Hollande, que « tout était en bonne voie » pour que le Chef d’Etat français participe au XIVème Sommet de Kinshasa. Aussi, que le Président guinéen, Alpha Condé, élu notoirement à l’issue d’un scrutin « tendu et complexe », pour citer Jeune Afrique(N°2687), dont les opposants continuent à contester l’élection à la tête du pays qui est à reconstruire à commencer par l’administration, l’économie, l’armée et la conscience nationale, dont le point d’achèvement peine à être atteint, dont les relations avec l’opposition-qui lui reproche avec acidité ses « dérives autoritaires »- sont exécrables, ait déclaré que le « Sommet de Kinshasa pose problème, cela nous semble tout simplement gonflé.
Parce qu’alors, l’ancien challenger de Cellou Dalein Diallo aura oublié magistralement d’enlever d’abord la paille qui se trouve dans son propre œil. Démocratiquement parlant, joseph Kabila n’a surtout pas une seule leçon à recevoir de sa part et l’opinion rd congolaise constate qu’il avait été reçu par le même François Hollande avec pompe à l’Elysée. C’est, de sa part ignorer l’autre enjeu qui se jouera en octobre prochain à Kinshasa.
A savoir, que parmi les 200 millions de Francophones du monde entier, près de la moitié sont rd congolais et la RDC qui, de par sa population est le premier pays francophone du monde, constitue le dernier verrou de la fierté francophone en Afrique face au dynamisme progressif et envahissant de la langue anglo-saxonne. Hormis sa liberté d’expression que lui reconnaissent tous les Congolais favorables à la tenue du XIVème sommet de la Francophonie dans quelques mois à Kinshasa, capitale et terre de la chanson, le Président Alpha Condé semble avoir ergoté. Sans effet.
Directeur Général a.i. de l’ACP
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