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Kinshasa, 30/08 (ACP) – Douze clubs du championnat de Kinshasa désavouent le comité directeur de la Fédération congolaise de handball (FEHAND), dans un mémorandum adressé au ministre de la Jeunesse, des Sports, de la Culture et des Arts, en date du 9 août 2012.
Dans le document envoyé au numéro un du sport national, il est relevé que « contrairement aux déclarations erronées des dirigeants actuels de la FEHAND, la discipline ne se pratique actuellement que dans les provinces du Katanga, de Bandundu et de Kinshasa, faisant grave défaut partout ailleurs. » Si la Ligue de Kinshasa n’a jamais été constituée, alors que la possibilité de la créer existe, c’est simplement dans l’intention de favoriser la tricherie dans l’organisation du championnat local par l’actuel comité exécutif dont le président a été nommé à la tête de l’Entente provinciale de handball de Kinshasa par le premier responsable de la fédération en vue de permettre aux équipes de celui-ci d’être toujours sacrées championnes, suite à un calendrier conçu et taillé sur mesure, indique le mémorandum qui précise que les arbitres sont désignés avec consigne de donner les victoires à ses clubs que sont Héritage, Vainqueurs (anciennement Motema Pembe) et JS Kinshasa.
Les signataires dénoncent la mainmise de la FEHAND par trois personnes, au pouvoir sans partage, à savoir le président, le vice-président et le secrétaire général adjoint, qui s’y accrochent en se basant sur des statuts taillés sur mesure en complicité avec l’ancienne administration des sports et homologués par une assemblée générale « farfelue ». L’émergence des athlètes et des équipes ne dépend plus de leurs performances sur le terrain mais de leurs accointances avec le comité directeur de la fédération, indique le mémorandum qui explique qu’au championnat national 2012 organisé à Lubumbashi, le fiasco a été criant puisque les champions – Héritage et JSK – étaient connus d’avance sur des consignes parties de Kinshasa.
C’est ainsi que Ruwe de Kinshasa avait subi une injustice sans nom pour ne pas essayer de contrecarrer leur sacre. Pour aller plus loin, annonce encore le document, les signataires se posent la question de savoir par quel mécanisme Héritage (dames) et JS Kinshasa (messieurs) avaient-ils participé aux compétitions africaines en 2012 alors que l’année précédente, les championnats nationaux n’avaient pas été organisés. Les clubs Héritage (dames), Vainqueurs (dames) et JS Kinshasa (messieurs) se substituent régulièrement aux équipes nationales qui n’existent pas, accusent-ils.
Les clubs signataires du document sont les suivants : Police, Ruwe, Cancer Rouge, Interkin, Atandele, Force Terrestre, Vita Club, BCC, Scorpion et Red Volcano de Kinshasa, Mikishi (Katanga) et Saint Kizito (Bandundu).ACP/BUM.-
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